jeudi 22 avril 2010

Parcours des 50 curieux autour de l'artiste Bérangère Jannelle

Un parcours avec Bérangère Jannelle, artiste associée du fanal était proposé au cours des mois de décembre et janvier autour de ses spectacles Amphitryon proposé au fanal le 18 janvier et de La Périchole (organisation d’une sortie à l’opéra de Nantes) le 13 décembre 2009.
Le samedi 16 janvier, une sélection de films autour du double, ayant inspiré Bérangère Janelle dans sa mise en scène d'Amphitryon avait été projetée lors d'une carte blanche cinéma en présence de l'artiste. Ce même jour, une rencontre avait été organisée à la médiathèque avec Bérangère Jannelle autour du thème de l’amour, abordé dans son spectacle.

Pour commencer ce parcours dédié à l'artiste, une rencontre avec Bérangère Jannelle et Stéphane Pauvret, réalisateurs du documentaire « Sans Terre » avait été organisée à l’issue de la projection du film au fanal le mardi 10 novembre.

Laura Feuillet

Stage de danse autour du spectacle Matthieu 18,20

Le dimanche 8 novembre était consacré à la danse contemporaine, avec un stage proposé par le fanal autour du spectacle Matthieu 18,20 (chorégraphie de Raphaël Cottin), animé par la danseuse Corinne Lopez, pour les danseurs amateurs de tous niveaux. Ce stage se déroulait dans les locaux du conservatoire de danse, mis à disposition du fanal pour l'occasion.





Paroles de danseur

« J’ai adoré ce stage en ce qu’il permet d’appréhender une œuvre par le corps et avec les artistes eux-mêmes ; ce la m’a aidé à apprécier l’œuvre et le travail des danseurs et chorégraphes. »

Laura Feuillet

lundi 5 avril 2010

LE BLOG LE RETOUR !

Le dernier message est daté de juillet 2009. Ce n'est pas une erreur, c'est simplement la démonstration flagrante des limites d'un blog dans un service tel que le notre au fanal. Les actions en direction des publics et des territoires se sont multipliées, mais pas le temps qui nous permettrait de les relater sur ce blog. Depuis quelques semaines, Laura étudiante en sociologie, effectue un stage de trois mois dans le service. Elle est très intéressée par toutes les actions mises en place.
On lui a proposé de mettre en ligne les photos prisent lors des actions réalisées depuis septembre et de relater celles qu'elle a suivies depuis son arrivée. Il y aura donc bientôt du nouveau sur ce blog.
Le départ de Laura en mai prochain signera aussi la fin du blog du service des publics du fanal qui n'a de sens que si on peut l'alimenter au fur et à mesure de la saison. Cela aura été un essai, une tentative. Rien ne finit tout commence comme dirait nos amis d'HVDZ.

jeudi 16 juillet 2009

UNE SAISON SE TERMINE...

Et voilà une saison se termine. On n’a pas tout dit des rendez-vous et beaux moments partagés avec le public en cette fin de saison. Le temps s’est brusquement accéléré et on était déjà dans les préparatifs de la saison 2009-2010. Toutes les photos que l’on a prises et pas eu le temps de mettre en ligne… tout ce qu’on aurait eu envie de raconter des moments de rencontres dont on a été les témoins. Tant pis on ne peut pas tout dire et ce n’est pas grave. L’important c’est que ces moments là aient bien eu lieu ! On fera mieux à la rentrée, en tous cas on va avoir une très belle saison. Rendez-vous en septembre.

lundi 18 mai 2009

PRESENTATION DES TRAVAUX DE JUMELAGE

présentation des travaux de jumelage au fanal
du mercredi 27 mai au vendredi 29 mai

Comme chaque année, le fanal propose des projets de sensibilisation au spectacle vivant et au cinéma à travers les dispositifs de jumelages encadrés par des artistes dans les établissements scolaires, en partenariat avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles.

Ces derniers ont concerné pour la saison 2008-2009 six établissements : l'Institut Médico-éducatif Lucien Desmonts, le Lycée professionnel Boulloche et le lycée expérimental de Saint-Nazaire, le Lycée professionnel Gabriel Deshayes de Saint-Gildas des Bois, l'Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique de la Baule, le Lycée professionnel Kerguénec de Saint-Molf.

Les élèves ont ainsi pu s'initier à une pratique artistique (théâtre, danse, musique et cinéma), parallèlement aux représentations auxquelles ils ont pu assister dans le cadre de l'école du spectateur.

Entrée libre sur réservation au 02 40 22 91 36

Horaires présentation des travaux de jumelage

Mercredi 27 mai
15h et 20h au fanal - Le Lycée professionnel Boulloche de St-Nazaire / avec la classe de terminale Bac pro menuiserie
Réalisation d'un court métrage : vrai/faux journal TV du lycée
Travail dirigé par le réalisateur Stéphane Chemin
- Le lycée expérimental de Saint-Nazaire / un groupe de 15 élèves musiciens et non musiciens autour de la thématique du passage.
Travail dirigé par le musicien Denis Charolles

Jeudi 28 mai
15h et 20h au fanal
- L'ITEP Jeunesse et Avenir de La Baule / avec le groupe des jeunes (15 à 18 ans)
Sensibilisation à la danse hip hop : réalisation par Yasmin Rhamani d'un documentaire de création intitulé « Une parole, une danse »
Travail dirigé par le danseur Yasmin Rhamani
- Le lycée professionnel Gabriel Deshayes de Saint-Gildas des Bois/ avec les élèves de terminale Bac Pro service en milieu rural
Initiation au jeu théâtral : présentation d'extraits de Roberto Zucco et Combat de nègres et de chiens de Bernard-Marie Koltès
Travail dirigé par le metteur en scène Christophe Rouxel, théâtre Icare dans le cadre de sa résidence de création de « Combat de nègre et de chiens » de B M Koltès

Vendredi 29 mai 15h et 20h au fanal
- L'IME Lucien Desmonts de Saint-Nazaire / avec un groupe de 15 enfants de 13 à 16 ans
Initiation à la danse contemporaine : travail autour du thème des animaux
Travail dirigé par la danseuse Hakiko Hasegawa
- Le lycée professionnel agricole de Kerguénec de Saint-Molf / élèves de terminale Bac Pro service en milieu rural
Initiation à la danse contemporaine : recherches chorégraphiques autour des thèmes des saisons et la vie quotidienne.
Travail dirigé par les danseuses Vanessa Leprince et Nadine Husson

mardi 31 mars 2009

TOUT CE QU'ON N'A PAS DIT DE FEVRIER ET MARS...

On avait posé dès le départ que ce blog ne serait pas exhaustif. On s’était dit que ce serait une trace. On se doutait bien que rendre compte au jour le jour de notre activité serait intenable. Nous sommes dans le "diktat" du quotidien, dans la gestion des priorités, dans l’inévitable traitement de l’urgence. On pourrait dire que cette trace est une priorité. Elle l’est certes, mais retour à la case traitement de l’urgence.

Donc maintenant il faut « résumer » en un seul texte deux mois d’activités. Deux mois intenses de propositions où il faudrait parler :

- D’accueil de spectacles (12 au total et deux cycles cinéma)
- De rencontres : avec l’auteur de polar Jean-Hugues Oppel autour de l’adaptation d’un genre à l’écran ou encore avec Florence Masure la comédienne du spectacle Boucherie Chevaline de Wladyslaw Znorko.
- D’un stage de danse pour des danseurs amateurs avec Françoise Leick qui a dansé la pièce May B de Maguy Marin pendant des années et qui est venue en transmettre des extraits le lendemain du soir où l’on accueillait le spectacle.
- Du projet réalisé avec des élèves du Lycée Professionnel Boulhoche qui ont travaillé, dans le cadre d’un jumelage, avec le réalisateur Stéphane Chemin et leur prof d’Arts Plastiques Eléonore à la réalisation d’un vrai faux journal concernant leur lycée. Ils viennent d’en achever le montage.
- De cet autre projet de jumelage, qui s’est déroulé durant le mois de mars avec le danseur Yasmin Ramani et des jeunes de l’Itep de La Baule. Comment parler du parcours de chacun d'entre eux à travers la danse hip-hop? Au départ, on avait pensé réaliser ce projet avec Guy Alloucherie, Yasmin Ramani et les jeunes en s’inspirant du travail sur autobiographique que Guy avait réalisé avec Hamid Ben Mahi "Faut qu'on parle". Mais Guy Alloucherie travaille beaucoup et on n’avait pas trouvé de dates possibles. Yasmin a fait un super boulot. Il vient de nous dire qu’il a fini le montage et qu’on allait pouvoir voir le film qui est né de ce travail. On en reparlera et du LP Boulhoche aussi.
- Des enfants de l'IME Lucien Desmonds qui ont commencé au début du mois à travailler avec la danseuse Akiko Hasegawa. C’est le deuxième projet d’Akiko avec des enfants d’IME. Certains d’entre eux ont déjà travaillé avec elle. Ils prennent un plaisir fou à la retrouver et à danser à nouveau avec elle malgré les nombreuses difficultés. De ce projet aussi on reparlera.
- D’une résidence de re-création d’un spectacle de Pierre Hoden 33 Evanouissements d'après trois nouvelles de Tchékhov mises en scène par Vsévolod Meyerhold, et de toutes les personnes (lycéens de lycées professionnels, étudiants étrangers résidant à Saint-Nazaire, lycéens d’option théâtre, groupe théâtre de l’hôpital psychiatrique) qui sont venus suivre le travail en cours et discuter avec Pierre Hoden.) Il faudrait relater mot à mot la rencontre à l’IUT entre Pierre et des étudiants chinois. Dire qu’à un moment, l’un d’entre eux a comparé la liberté des personnages féminins chez Tchékhov à celle des femmes chinoises vivant sur la côte ouest, très différentes de celles vivant à l’intérieur du pays !
- De la soirée cinéma russe animée par l’association Version Originale et de la rencontre avec Gérard Abinsour biographe de Vsévolod Meyerhold et spécialiste du théâtre russe, qui a suivi la projection du film Le Bannissement d’Andreï Zviaguintsev. Et ne pas oublier le thé russe et les petits pâtés à la viande, les pirojki, offerts par l’association franco-russe de Saint-Nazaire.
- De spectacles vus et de rencontres faites avec des collègues, ailleurs, dans d’autres villes, qui travaillent sur d’autres territoires, dans les quartiers Nord de Marseille par exemple. Il faudrait prendre le temps de raconter les projets développés par Géraldine Garnier au sein de la compagnie Cosmos Kolej de Wladislaw Znorko à La Gare Franche et dire l’importance que ça a …
- D’un colloque auquel nous avons assisté à Bordeaux. Organisé par le journal la Scène Pour une prospective du spectacle vivant et des politiques culturelles.

Dans l’intervention qui concluait ce colloque, Guy Saez de l’Observatoire des politiques culturelles a parlé d'une sorte « d’indigestion » provoqué par le mot territoire, désormais brandi en toutes circonstances.
Pourtant c’est une vraie question. Une vraie question qu’on doit se poser quand on travaille dans une structure comme la nôtre. Mais pour inventer des modes nouveaux de rencontres entre l’art, la culture et la population, il faut sans doute déjà énoncer ce qu’on remet en cause. On ne part jamais de rien. Donc partons de ce constat simple : Saint-Nazaire ne ressemble pas aux quartiers Nord de Marseille. Les quartiers Ouest de Saint-Nazaire ne ressemblent pas au quartier du Centre ville, le quartier d’Avalix a peu de chose en commun avec celui de Méan-Penhoët… Une évidence ? oui sans doute, et quand on parle avec les habitants de ces différents quartiers, arrive au grand galop la question de la diversité (géographique, architecturale, sociale, professionnelle etc) et en creux celle de l'égalité. Et quand on se rapproche encore un peu plus de "l’intimité" de chaque personne, qu’on les interroge sur leur rapport à l’art et à la culture, chaque trajectoire est là encore différente.
La saison passée, Lola Chevalier, étudiante en sociologie, était restée plusieurs semaines dans le service pour étudier des itinéraires de spectateurs du fanal. Qu’est-ce qui les avaient conduits à avoir une pratique culturelle ? Chaque parcours était différent. C’est sans surprise nous direz-vous ? Oui mais là encore pour essayer de réinventer, il faut savoir ce qu’on remet en cause. Ici ce serait remettre simplement en cause le fait qu’il existerait une méthode miraculeuse, un parcours balisé qui conduirait tout droit vers l’art et la culture.
Dire cela, c’est aussi réaffirmer qu’il faut continuer à chercher encore et encore, à inventer comme le font certains artistes. Essayer, nous aussi, à notre endroit, évidemment sans se substituer aux artistes, de réfléchir et de les accompagner dans cette recherche de nouveau rapport à l’art, à la culture et à la population. Ça veut dire aussi accepter que le rapport au public se rejoue à chaque fois, en fonction de chaque projet artistique...

lundi 30 mars 2009

ROUGE MADRAS

Toute l’équipe du fanal a participé aux manifestations nationales du 29/01 et du 19/03. Pour la première, les différentes structures culturelles de la ville, personnels permanents et intermittents réunis derrière une même banderole pour défendre nos missions de service public. Pour la seconde, on n’a pas ressorti la banderole. On s’est dit qu’on avait « l’embarras du choix… ». Qu’on pouvait défiler aux côtés des représentants des différentes entreprises de Saint-nazaire dont certaines sont touchées de plein fouet par les réductions de personnels, la diminution des productions et le chômage partiel qui en découle. On connaît tous des personnes concernées. Ou bien avec les parents d’élèves, les infirmières, les enseignants, les travailleurs sociaux, les chercheurs …

jeudi 5 février 2009

BOUCHERIE CHEVALINE - rencontre

Le jeudi 5 février nous avons accueilli le spectacle Boucherie chevaline, mis en scène par Wladislaw Znorko metteur en scène du Cosmos Kolej, qu'il dit avoir écrit et conçu comme une partition sur l'enfance, entre une actrice, Florence Masure, un éclairagiste, Richard Psourtseff, et un régisseur son, Olivier Martin.
Le 5 février, des lycéens de seconde assistaient à la représentation et rendez-vous avait été pris le lendemain à 13h30 avec la comédienne Florence Masure au lycée Aristide Briand pour échanger et réagir à propos du spectacle.

« Bizarre », « surprenant », « étrange » : des mots que les lycéens utilisent tout d’abord pour qualifier le spectacle vu la veille. Pourtant, au fur et à mesure de la discussion, construite d’incessants allers-retours entre les élèves et la comédienne, les langues se délient, les critiques se clarifient, s’affinent…

Extraits :

- Florence Masure : « Pourquoi au début du spectacle le personnage demande au public de partir ? »
- une élève : « C’est trop difficile pour elle d’imaginer livrer ses souvenirs intimes devant une assemblée. »
- FM : « Quels sont les séquences du spectacle qui évoquent pour vous aussi des souvenirs ?»
- des élèves : « le calendrier des PTT, le voyage en bus, dormir à 3 dans un lit… En revanche, d’autres ne m’ont rien raconté !»
- FM « Quelles sont les scènes qui vous ont touchés, ou moins touchés »
- E « j’ai adoré le passage de la description répétitive et rythmée du trajet pour aller à la Boucherie Chevaline»
- E « moi celui de la sonnette, je l’ai trouvé très angoissant ».
- E « Moi celui que j’ai le moins aimé, c’est au début dans le lit, quand le personnage va et vient dans la chambre, entre le lit et l’armoire, j’ai trouvé ça long et ennuyeux. »
- FM « C’est exactement ce que souhaitait le metteur en scène ! En commençant le spectacle par cette scène lente et répétitive il veut dire au public « le spectacle que tu vas voir est construit hors du temps, prends en le pouls, cale toi sur son rythme, laisse toi aller à la rêverie… » »

A la fin, des questions sont posées à Florence sur son parcours de comédienne, sa façon d’appréhender le trac, ses collaborations artistiques… Elle conclut par cette jolie anecdote « conte de fée » : à l’âge de 11 ans, elle est remarquée par Znorko dans une pièce montée par le club théâtre de son collège à Roubaix. Il lui propose alors de jouer dans un de ses spectacles (à cette époque, il intègre des enfants dans ses pièces) puis 15 ans plus tard, alors qu’elle est devenue comédienne professionnelle, il lui a demandé de participer à une nouvelle création présentée en Avignon, le début d’une longue et riche collaboration artistique.

vendredi 30 janvier 2009

STAGE TCHEKHOV - Pierre Hoden




Le vendredi 30 et samedi 31 janvier, le metteur en scène Pierre Hoden a encadré 12 stagiaires, pour la majorité des enseignants, dans le cadre des jumelages et de l'école du spectateur. Ce stage a permis de donner quelques clés sur le travail que Pierre Hoden a mené autour de Anton Tchekhov et Vsévolod Meyerhold pour la création de 33 évanouissements qui sera présenté au fanal les 19 et 20 mars prochains. Pierre Hoden a beaucoup insisté sur l'importance du corps et a demandé aux participants de laisser de côté, au moins dans un premier temps, la psychologie des personnages. Il a expliqué que Mayerhold refusant tout naturalisme, chercha les bases d'un "théâtre de la convention", expérimenta sans cesse avec d'autres artistes pour construire un théâtre politique, poétique et musical. Il adhéra à la révolution de 1917, proclama "l'Octobre théâtral", avec la volonté de transmettre soigneusement au plus grand nombre sa technique. C'est dans les année 1920, qu'il fonda un "atelier supérieur de mise en scène" dont la base de l'enseignement est constituée par la "biomécanique", concept qui doit permettre au nouvel acteur de vivre en intimité avec sa plus grande et principale source d'inspiration : son corps.