On avait posé dès le départ que ce blog ne serait pas exhaustif. On s’était dit que ce serait une trace. On se doutait bien que rendre compte au jour le jour de notre activité serait intenable. Nous sommes dans le "diktat" du quotidien, dans la gestion des priorités, dans l’inévitable traitement de l’urgence. On pourrait dire que cette trace est une priorité. Elle l’est certes, mais retour à la case traitement de l’urgence.
Donc maintenant il faut « résumer » en un seul texte deux mois d’activités. Deux mois intenses de propositions où il faudrait parler :
- D’accueil de spectacles (12 au total et deux cycles cinéma)
- De rencontres : avec l’auteur de polar Jean-Hugues Oppel autour de l’adaptation d’un genre à l’écran ou encore avec Florence Masure la comédienne du spectacle Boucherie Chevaline de Wladyslaw Znorko.
- D’un stage de danse pour des danseurs amateurs avec Françoise Leick qui a dansé la pièce May B de Maguy Marin pendant des années et qui est venue en transmettre des extraits le lendemain du soir où l’on accueillait le spectacle.
- Du projet réalisé avec des élèves du Lycée Professionnel Boulhoche qui ont travaillé, dans le cadre d’un jumelage, avec le réalisateur Stéphane Chemin et leur prof d’Arts Plastiques Eléonore à la réalisation d’un vrai faux journal concernant leur lycée. Ils viennent d’en achever le montage.
- De cet autre projet de jumelage, qui s’est déroulé durant le mois de mars avec le danseur Yasmin Ramani et des jeunes de l’Itep de La Baule. Comment parler du parcours de chacun d'entre eux à travers la danse hip-hop? Au départ, on avait pensé réaliser ce projet avec Guy Alloucherie, Yasmin Ramani et les jeunes en s’inspirant du travail sur autobiographique que Guy avait réalisé avec Hamid Ben Mahi "Faut qu'on parle". Mais Guy Alloucherie travaille beaucoup et on n’avait pas trouvé de dates possibles. Yasmin a fait un super boulot. Il vient de nous dire qu’il a fini le montage et qu’on allait pouvoir voir le film qui est né de ce travail. On en reparlera et du LP Boulhoche aussi.
- Des enfants de l'IME Lucien Desmonds qui ont commencé au début du mois à travailler avec la danseuse Akiko Hasegawa. C’est le deuxième projet d’Akiko avec des enfants d’IME. Certains d’entre eux ont déjà travaillé avec elle. Ils prennent un plaisir fou à la retrouver et à danser à nouveau avec elle malgré les nombreuses difficultés. De ce projet aussi on reparlera.
- D’une résidence de re-création d’un spectacle de Pierre Hoden 33 Evanouissements d'après trois nouvelles de Tchékhov mises en scène par Vsévolod Meyerhold, et de toutes les personnes (lycéens de lycées professionnels, étudiants étrangers résidant à Saint-Nazaire, lycéens d’option théâtre, groupe théâtre de l’hôpital psychiatrique) qui sont venus suivre le travail en cours et discuter avec Pierre Hoden.) Il faudrait relater mot à mot la rencontre à l’IUT entre Pierre et des étudiants chinois. Dire qu’à un moment, l’un d’entre eux a comparé la liberté des personnages féminins chez Tchékhov à celle des femmes chinoises vivant sur la côte ouest, très différentes de celles vivant à l’intérieur du pays !
- De la soirée cinéma russe animée par l’association Version Originale et de la rencontre avec Gérard Abinsour biographe de Vsévolod Meyerhold et spécialiste du théâtre russe, qui a suivi la projection du film Le Bannissement d’Andreï Zviaguintsev. Et ne pas oublier le thé russe et les petits pâtés à la viande, les pirojki, offerts par l’association franco-russe de Saint-Nazaire.
- De spectacles vus et de rencontres faites avec des collègues, ailleurs, dans d’autres villes, qui travaillent sur d’autres territoires, dans les quartiers Nord de Marseille par exemple. Il faudrait prendre le temps de raconter les projets développés par Géraldine Garnier au sein de la compagnie Cosmos Kolej de Wladislaw Znorko à La Gare Franche et dire l’importance que ça a …
- D’un colloque auquel nous avons assisté à Bordeaux. Organisé par le journal la Scène Pour une prospective du spectacle vivant et des politiques culturelles.
Dans l’intervention qui concluait ce colloque, Guy Saez de l’Observatoire des politiques culturelles a parlé d'une sorte « d’indigestion » provoqué par le mot territoire, désormais brandi en toutes circonstances.
Pourtant c’est une vraie question. Une vraie question qu’on doit se poser quand on travaille dans une structure comme la nôtre. Mais pour inventer des modes nouveaux de rencontres entre l’art, la culture et la population, il faut sans doute déjà énoncer ce qu’on remet en cause. On ne part jamais de rien. Donc partons de ce constat simple : Saint-Nazaire ne ressemble pas aux quartiers Nord de Marseille. Les quartiers Ouest de Saint-Nazaire ne ressemblent pas au quartier du Centre ville, le quartier d’Avalix a peu de chose en commun avec celui de Méan-Penhoët… Une évidence ? oui sans doute, et quand on parle avec les habitants de ces différents quartiers, arrive au grand galop la question de la diversité (géographique, architecturale, sociale, professionnelle etc) et en creux celle de l'égalité. Et quand on se rapproche encore un peu plus de "l’intimité" de chaque personne, qu’on les interroge sur leur rapport à l’art et à la culture, chaque trajectoire est là encore différente.
La saison passée, Lola Chevalier, étudiante en sociologie, était restée plusieurs semaines dans le service pour étudier des itinéraires de spectateurs du fanal. Qu’est-ce qui les avaient conduits à avoir une pratique culturelle ? Chaque parcours était différent. C’est sans surprise nous direz-vous ? Oui mais là encore pour essayer de réinventer, il faut savoir ce qu’on remet en cause. Ici ce serait remettre simplement en cause le fait qu’il existerait une méthode miraculeuse, un parcours balisé qui conduirait tout droit vers l’art et la culture.
Dire cela, c’est aussi réaffirmer qu’il faut continuer à chercher encore et encore, à inventer comme le font certains artistes. Essayer, nous aussi, à notre endroit, évidemment sans se substituer aux artistes, de réfléchir et de les accompagner dans cette recherche de nouveau rapport à l’art, à la culture et à la population. Ça veut dire aussi accepter que le rapport au public se rejoue à chaque fois, en fonction de chaque projet artistique...
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mardi 31 mars 2009
jeudi 5 février 2009
BOUCHERIE CHEVALINE - rencontre
Le jeudi 5 février nous avons accueilli le spectacle Boucherie chevaline, mis en scène par Wladislaw Znorko metteur en scène du Cosmos Kolej, qu'il dit avoir écrit et conçu comme une partition sur l'enfance, entre une actrice, Florence Masure, un éclairagiste, Richard Psourtseff, et un régisseur son, Olivier Martin.Le 5 février, des lycéens de seconde assistaient à la représentation et rendez-vous avait été pris le lendemain à 13h30 avec la comédienne Florence Masure au lycée Aristide Briand pour échanger et réagir à propos du spectacle.
« Bizarre », « surprenant », « étrange » : des mots que les lycéens utilisent tout d’abord pour qualifier le spectacle vu la veille. Pourtant, au fur et à mesure de la discussion, construite d’incessants allers-retours entre les élèves et la comédienne, les langues se délient, les critiques se clarifient, s’affinent…
Extraits :
- Florence Masure : « Pourquoi au début du spectacle le personnage demande au public de partir ? »
- une élève : « C’est trop difficile pour elle d’imaginer livrer ses souvenirs intimes devant une assemblée. »
- FM : « Quels sont les séquences du spectacle qui évoquent pour vous aussi des souvenirs ?»
- FM : « Quels sont les séquences du spectacle qui évoquent pour vous aussi des souvenirs ?»
- des élèves : « le calendrier des PTT, le voyage en bus, dormir à 3 dans un lit… En revanche, d’autres ne m’ont rien raconté !»
- FM « Quelles sont les scènes qui vous ont touchés, ou moins touchés »
- FM « Quelles sont les scènes qui vous ont touchés, ou moins touchés »
- E « j’ai adoré le passage de la description répétitive et rythmée du trajet pour aller à la Boucherie Chevaline»
- E « moi celui de la sonnette, je l’ai trouvé très angoissant ».
- E « Moi celui que j’ai le moins aimé, c’est au début dans le lit, quand le personnage va et vient dans la chambre, entre le lit et l’armoire, j’ai trouvé ça long et ennuyeux. »
- FM « C’est exactement ce que souhaitait le metteur en scène ! En commençant le spectacle par cette scène lente et répétitive il veut dire au public « le spectacle que tu vas voir est construit hors du temps, prends en le pouls, cale toi sur son rythme, laisse toi aller à la rêverie… » »
A la fin, des questions sont posées à Florence sur son parcours de comédienne, sa façon d’appréhender le trac, ses collaborations artistiques… Elle conclut par cette jolie anecdote « conte de fée » : à l’âge de 11 ans, elle est remarquée par Znorko dans une pièce montée par le club théâtre de son collège à Roubaix. Il lui propose alors de jouer dans un de ses spectacles (à cette époque, il intègre des enfants dans ses pièces) puis 15 ans plus tard, alors qu’elle est devenue comédienne professionnelle, il lui a demandé de participer à une nouvelle création présentée en Avignon, le début d’une longue et riche collaboration artistique.
jeudi 15 janvier 2009
CHRISTOPHE ROUXEL - Rencontre
La résidence de création de Christophe Rouxel (Théâtre Icare), metteur en scène de Combat de nègre et de chiens s’est achevée le 13 janvier par 3 jours de représentations au Théâtre Jean-Bart. L’accueil du spectacle a été chaleureux comme ont pu en témoigner les réactions lors de la rencontre qui s’est déroulée à l’issue de la représentation du 14 janvier.Christophe Rouxel avait également accepté de rencontrer dans les établissements scolaires les élèves qui ont assisté au spectacle. Une majorité avait déjà pu assister à une répétition publique qui avait été l’occasion d’un premier échange avec l’équipe artistique. Cette deuxième rencontre a été tout aussi riche. Les élèves ont cette fois-ci réagi sur la scénographie, l’emploi de la musique, le choix des comédiens. Ils ont été également très curieux de connaître les raisons qui poussaient un metteur en scène à monter à plusieurs reprises les textes d’un même auteur (C. Rouxel a mis en scène Quai ouest en 1993, Roberto Zucco en 1997 et il a interprété le rôle du client Dans la solitude des champs de coton mis en scène par Michel Liard). « Un lien fort me relie à Koltès que je ne peux expliquer autrement que par une fascination pour sa langue qui dégage une mélancolie provisoire, s’étirant et s’extirpant de rencontres passionnées. Une lame de fond porte l’essentiel de l’existence, en tout cas aux sens et aux sensibilités que j’y entend ». Il a également cité Bernard-Marie Koltès qui en parlant de son écriture disait « Pour ma part, j’ai simplement envie de raconter bien un jour, avec les mots les plus simples, la chose la plus importante que je connaisse et qui soit racontable, un désir, une émotion, un lieu, de la lumière et des bruits, n’importe quoi qui soit un bout de notre monde et qui appartienne à tous. »
vendredi 28 novembre 2008
JEAN-JACQUES MILTEAU - rencontre
Ce sont des lycéens un peu impressionnés, qui ont rencontré Jean-Jacques Milteau vendredi 28 novembre au Lycée Aristide Briand, le lendemain de son premier concert au Théâtre Jean-Bart. Est-ce que les présences à ses cotés de Manu Galvin, son guitariste depuis toujours, et une des voix du groupe Michael Robinson en seraient la cause… ? Les lycéens avaient préparé leur rencontre et ont, tour à tour, posé leurs questions. Jean-Jacques Milteau est revenu sur le concert de la veille, sur ses débuts de musicien, sur son amour pour le Blues.Avant de conclure et de prolonger un peu cette rencontre autour d’un café, Jean-Jacques Milteau qui avait apporté tous ses harmonicas (une quarantaine quand même…) a joué en version acoustique is this the way ?, accompagné de Manu Galvin à la guitare et Michael Robinson à la voix, un moment privilégié pour une vingtaine de lycéens…
lundi 3 novembre 2008
Rencontre à la Maison de Quartier d'Avalix
Nous sommes venus présenter le spectacle Circus Klezmer aux deux groupes de personnes qui suivent les cours d’alphabétisation à la maison de quartier d’Avalix. Une des femmes qui était présente ne comprend pas encore très bien le français. Les images envoyées par la compagnie étaient un support bien utile. Aujourd’hui nous avons reçu un appel de Sophie l’animatrice, notre relais. Vingt deux personnes se sont inscrites pour venir voir le spectacle.
vendredi 17 octobre 2008
JEAN-FRANÇOIS LE GARREC - rencontre

Rencontre autour du Mariage de Figaro mise en scène de Jean-François Le Garrec
Avec une classe de 1ère GEL du lycée Aristide Briand
Vendredi 17 octobre, une petite classe et leur professeur de Français, Frédérique Cheval, accueillent le metteur en scène. Pour beaucoup d’entre eux, le spectacle qu’ils viendront voir le lendemain sera leur premier spectacle. Jean-François Le Garrec est très à l’aise et prolixe. Avec passion, il leur parle de ce qui l’a conduit à devenir metteur en scène, de son travail de comédien et metteur en scène, du fonctionnement d’une compagnie…
Avec quelques informations en plus sur le Mariage de Figaro, l’heure passe vite ; le rendez-vous est pris pour le lendemain!
lundi 7 avril 2008
CHRISTOPHE WALLEMME - rencontre
Rencontre à l’école de musique de Saint-Nazaire entre les élèves de la classe de jazz et Christophe Wallemme à laquelle 14 personnes ont participé.
vendredi 14 mars 2008
STANISLAS COTTON - rencontre (médiathèque)
Rencontre avec Stanislas Cotton à la Médiathèque Etienne Caux à laquelle 12 personnes ont assisté.Plusieurs personnes présentes avaient assisté à la répétition publique et/ou à la représentation de Si j'avais su j'aurais fait des chiens. Ils ont ainsi pu témoigner de leur sentiment, notamment sur le parti pris de la mise en scène, et solliciter l'avis de l'auteur: "Ca devient une partition supplémentaire, c'est plein de générosité. Dès l'instant où le metteur en scène a la pièce, il faut la lui laisser. C'est sur le plateau que se vérifie un texte."
Puis, Stanislas a effectué la lecture de quelques uns de ses textes "matériau pour le théâtre", faisant partie d'un projet en cours: "C'est une espèce d'Abécédaire qui essaye de faire état de la condition des femmes et des hommes dans le monde. C'est une espèce de voyage sur deux contrées, "Elles-alphabet" et "Ils-alphabet". Il y décline des histoires d'hommes et de femmes à une ou plusieurs voix. C'est avec une grande attention que les spectateurs ont découvert ses textes et son écriture prenant vie par sa voix et dans ses gestes. L'auditoire s'est laissé conduire tout au long de ce voyage littéraire vers des univers à la fois drôles, attendrissants et glaçants.
mercredi 12 mars 2008
STANISLAS COTTON - rencontre
Rencontre avec 18 élèves d’une classe de terminale du lycée professionnel Sainte Thérèse avec Stanislas Cotton.
mardi 11 mars 2008
STANISLAS COTTON - rencontre
Rencontre avec 14 élèves de la classe de première technique d’Yvane Lepen du lycée Aristide Briand avec Stanislas Cotton.
mercredi 5 mars 2008
VERONIQUE CAYE (Mademoiselle Julie) - rencontre
Rencontre avec Véronique Caye (collaboratrice de Jacques Vincey) avec la classe de seconde d’Yvane Lepen, comprenant 32 élèves, après le spectacle de Mademoiselle Julie.Dans le cadre de l'école du spectateur au fanal, des élèves de seconde du lycée Aristide Briand ont assisté à la représentation de Mademoiselle Julie d'August Strindberg mise en scène par Jacques Vincey. Suite à cette expérience, ils ont eu l'occasion, dès le lendemain, de rencontrer Véronique Caye, sa collaboratrice artistique sur le projet. Les élèves lui ont fait part de leurs impressions et des questionnements que ce spectacle avait provoqué en eux.
Véronique Caye a donc débuté cette rencontre en effectuant un tour d'horizon des métiers participants à la création d'une pièce de théâtre et du rôle qu'y tient chacun d'entre eux. Ensuite, l'échange a navigué de la pièce de Strindberg au monde du théâtre dans son ensemble.
Le choix de mise en scène les à la fois surpris et séduit comme l'évoque une élève :
-"Pourquoi avez-vous choisi d'être moderne au niveau des costumes, des décors, alors que le texte est ancien?"
- Véronique Caye : "C'est toute la question du théâtre contemporain. Aujourd'hui, il s'agit de réinventer les choses et non de les reproduire à l'identique, l'intérêt et le travail se situent là. Il faut confronter le texte avec notre époque. L'histoire de Strindberg, l'auteur, de son rapport avec les femmes, de sa vie, du mélange qu'il fait entre sa vie publique et sa vie privée, sont traités ici et sont des sujets intemporels."
Du décor aux personnages, du texte aux corps de métiers, les échanges furent riches et nombreux. Ce fut une rencontre où élèves et artiste ont pu se rejoindre et où les mécanismes du spectacle ont pu leur être dévoilés.
Paroles d'élèves :
"C'était intéressant au niveau des décors et des personnages, on ne s'ennuie pas."
"C'est plus facile d'entrer dedans, malgré le texte vieillot, avec des décors plus modernes, plus actuels."
jeudi 14 février 2008
VINCENT GOETHALS - rencontre - répétition
Répétition scolaire Si j’avais su j’aurais fait des chiens avec :
10 élèves du lycée expérimental de l’option théâtre
14 élèves du lycée Aristide Briand (1ère technologique de Yvane Lepen)
18 élèves de Michèle Bruyès
Vincent Goethals a ouvert les portes de salle Tati afin de permettre aux élèves d’entrevoir le processus de création de Si j’avais su j’aurais fait des chiens, pièce pour laquelle il est actuellement en résidence au fanal. Il a tout d’abord commencé par présenter la pièce et son auteur Stanislas Cotton. Le travail qu’effectue Vincent Goethals porte à la fois sur un territoire, sur une langue et sur un auteur.
« C’est un théâtre qui est politique tout en étant poétique. C’est une pièce avec une langue très écrite, très rythmique. Elle nous montre et nous questionne sur notre société. » « Les personnages sont dans un petit monde qu’on a grossi. Ils sont toujours un peu ridicules, rien que par leur nom Patatras par exemple. Puis, ça se retourne, ces personnages vont devenir pathétiques et très touchants. C’est une émotion qui se pose à nous, qu’est-ce qu’on fait de nos vies, qu’est-ce qu’on fait de nos sociétés ? » « Pour ce travail, nous avons goûté les mots, on est dans la gourmandise des mots avec ce texte. Le personnage naît à travers les mots et nous nous en aidons pour que le personnage existe. »
Cette pièce et sa mise en scène nous font entrer dans l’univers mental d’Angéline. Des lampes suspendues au dessus du plateau nous suggèrent ces petites cases de notre esprit. Sa parole les active, elle ouvre et ferme ses tiroirs de mémoire tout au long de son récit. C’est un univers satirique et haut en couleurs qu’ont pu découvrir les élèves.
A l’issue de cette rencontre, certains d’entre eux ont exprimé la gêne qu’ils ont ressentie par rapport à ce texte qui les a choqué. Il leur aura été proposé, suite à cet échange, de rencontrer l’auteur, Stanislas Cotton, pour éclairer leur point de vue avec lui.
Paroles d’élèves :
« C’est intéressant de voir comment vous travaillez tous ensemble, de voir votre façon de travailler. Je ne pensais pas qu’il y avait autant de monde qui pouvait travailler autour d’une pièce de théâtre.»
« Ça m’a vraiment donné envie de revenir. Je ne me suis pas sentie exclue de ce qui se passait et j’ai vraiment apprécié cette relation que j’ai pu avoir avec ce qui se passait sur le plateau. »
10 élèves du lycée expérimental de l’option théâtre
14 élèves du lycée Aristide Briand (1ère technologique de Yvane Lepen)
18 élèves de Michèle Bruyès
Vincent Goethals a ouvert les portes de salle Tati afin de permettre aux élèves d’entrevoir le processus de création de Si j’avais su j’aurais fait des chiens, pièce pour laquelle il est actuellement en résidence au fanal. Il a tout d’abord commencé par présenter la pièce et son auteur Stanislas Cotton. Le travail qu’effectue Vincent Goethals porte à la fois sur un territoire, sur une langue et sur un auteur.
« C’est un théâtre qui est politique tout en étant poétique. C’est une pièce avec une langue très écrite, très rythmique. Elle nous montre et nous questionne sur notre société. » « Les personnages sont dans un petit monde qu’on a grossi. Ils sont toujours un peu ridicules, rien que par leur nom Patatras par exemple. Puis, ça se retourne, ces personnages vont devenir pathétiques et très touchants. C’est une émotion qui se pose à nous, qu’est-ce qu’on fait de nos vies, qu’est-ce qu’on fait de nos sociétés ? » « Pour ce travail, nous avons goûté les mots, on est dans la gourmandise des mots avec ce texte. Le personnage naît à travers les mots et nous nous en aidons pour que le personnage existe. »
Cette pièce et sa mise en scène nous font entrer dans l’univers mental d’Angéline. Des lampes suspendues au dessus du plateau nous suggèrent ces petites cases de notre esprit. Sa parole les active, elle ouvre et ferme ses tiroirs de mémoire tout au long de son récit. C’est un univers satirique et haut en couleurs qu’ont pu découvrir les élèves.
A l’issue de cette rencontre, certains d’entre eux ont exprimé la gêne qu’ils ont ressentie par rapport à ce texte qui les a choqué. Il leur aura été proposé, suite à cet échange, de rencontrer l’auteur, Stanislas Cotton, pour éclairer leur point de vue avec lui.
Paroles d’élèves :
« C’est intéressant de voir comment vous travaillez tous ensemble, de voir votre façon de travailler. Je ne pensais pas qu’il y avait autant de monde qui pouvait travailler autour d’une pièce de théâtre.»
« Ça m’a vraiment donné envie de revenir. Je ne me suis pas sentie exclue de ce qui se passait et j’ai vraiment apprécié cette relation que j’ai pu avoir avec ce qui se passait sur le plateau. »
mercredi 13 février 2008
LYCÉE ARISTIDE BRIAND - rencontre
Rencontre avec Guillaume Gatteau (metteur en scène) pour Le Palais des fêtes avec la classe de Soizic Morvant, comprenant 29 personnes, avant la venue au spectacle.
Le Palais des Fêtes de Yukio Mishima - mise en scène Guillaume Gatteau.
Le Palais des Fêtes de Yukio Mishima - mise en scène Guillaume Gatteau.
LYCÉE ARISTIDE BRIAND - rencontre
Rencontre avec Loïse Bosdeveix (assistante de mise en scène) pour Le Palais des fêtes avec la classe de Frédérique Cheval, comprenant 29 personnes, après la venue au spectacle.
Le Palais des Fêtes de Yukio Mishima - mise en scène Guillaume Gatteau.
Le Palais des Fêtes de Yukio Mishima - mise en scène Guillaume Gatteau.
vendredi 8 février 2008
RACHID OURAMDANE - rencontre

Rencontre avec Rachid Ouramdane (répétition scolaire avec 10 élèves du lycée expérimental, 15 élèves du lycée Notre Dame)
Des élèves ont pu assister à une répétition publique de Rachid Ouramdane durant sa dernière semaine de résidence de création au fanal de Loin…, où ils ont pu découvrir son processus de recherche.
Rachid Ouramdane a débuté cette rencontre par une rétrospective de son travail et du point de départ de ses explorations, son voyage au Vietnam.
« Ce que je cherche, c’est revisiter l’histoire par les choses qui nous construisent. ».
Il part notamment de l’individuel pour se diriger vers le collectif, c’est la petite histoire qui donne la main à la grande histoire. Son travail chorégraphique se construit sur une globalité, c’est l’espace en scène, ce n’est plus uniquement le geste du danseur mais le geste de la scène qui nous est offert au regard. L’image y tient une place importante, elle est sculpturale, il la taille, il la découpe, elle participe à la distribution de l’espace scénique, aux basculements de son statut, ce qui conduit le spectateur à une expérience plus sensible que technique. S’en est suivi, la présentation des prémices de sa future création. Puis, les élèves ont pu le questionner à propos d’un des ses spectacles, Les morts pudiques, qu’elles avaient pu voir au fanal au mois de novembre.
Elles ont trouvé cela très intéressant d’entrouvrir le rideau sur le processus de création d’un spectacle. Ce regard porté les a touchées, notamment l’émotion transmise par le danseur et ses gestes « simples » au service d’une parole.
Paroles recueillies :
« J’aime son travail, quand il danse, il nous propulse dans un autre monde. C’est une danse vivante par la fragilité de l’être, les émotions, c’est pas seulement esthétique. »
« C’est bien de voir de la danse qui n’est pas seulement esthétique mais qui est dans la recherche d’un propos. C’est une danse surprenante par ses formes diverses qui permet une ouverture d’esprit. »
mercredi 14 novembre 2007
BASE 11/19 - rencontre
mardi 23 octobre 2007
STANISLAS COTTON - rencontre MQ de la Chesnaie
Rencontre à la maison de quartier de la Chesnaie avec Stanislas Cotton et des participants de l'atelier théâtre pour adultes. Cette année Yohanne Mille, l'animateur, leur a proposé de monter Rapport des enfants sur l'état du monde de Stanislas Cotton.
La discussion a été passionnante. Une femme d'une soixantaine d'année a demandé :
Est-ce qu'une adulte comme moi peut jouer une petite fille ?
La discussion a été passionnante. Une femme d'une soixantaine d'année a demandé :
Est-ce qu'une adulte comme moi peut jouer une petite fille ?
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